Actualités Espace membre FR EN ES Recherche
  1. Accueil
  2. Nos solutions
  3. Une surveillance des digues par drones

Une surveillance des digues par drones

Toutes les solutions

Présentation


  • Porteurs de projet : Consortium regroupant l’opérateur de drones civils Redbird (porteur du projet au départ) puis Geomatys (société spécialisée dans le traitement de l’information spatialisée) avec SURVEY Copter (Airbus DS), l’Entente CEREN, l’IFSTTAR, l’Irstea, l’IGN, la DREAL Centre, le Cerema, DICT.
  • Partenaires : France Digues; Société du Canal de Provence, Compagnie Nationale du Rhône
  • Durée du projet : 2015 – 2019

Contexte d’émergence du projet : 

La tempête Xynthia, sur la côte Atlantique, en février 2010 a été l’un des événements déclencheurs d’une réflexion des pouvoirs publics français sur l’état des quelques 9 000 kilomètres de digues  que compte le pays, et qui sont une protection contre les aléas des crues soudaines et des surcotes marines. En 2011, le CEPRI estimait ainsi que, sur l’ensemble des digues françaises, seuls 3 000 kilomètres étaient en bon état. Cela a notamment conduit à la mise en application de nouvelles exigences réglementaires et sécuritaires relatives aux digues imposent d’améliorer et d’enrichir les moyens de surveillance de ces ouvrages cruciaux pour la protection contre les inondations.

 

 

Stratégie et objectifs


Le projet DIDRO (DIgues par DROnes) propose une surveillance des digues par des drones équipés de capteurs d’acquisition et d’analyse d’images notamment. Il apporte une voie prometteuse pour affiner le diagnostic de ces ouvrages et ainsi aider les acteurs chargés du maintien de leur bon état de fonctionnement.

L’objectif est de réaliser des acquisitions centimétrique de manière 100% automatisée et avec un seul point de calage au sol.

DIDRO  est un projet de recherche collaboratif qui vise à utiliser un drone pour faire une surveillance économique et très réactive. Il vise deux objectifs :

  • Un suivi régulier pour vérifier que la digue ne bouge pas et détecter différentes anomalies, comme un déplacement ou un affaissement de terrain, une résurgence d’eau à travers la digue, une végétalisation pouvant fragiliser l’ouvrage. Le drone sert en plus à
  • Une mobilisation en temps de crise pour être capable de surveiller la digue sur de très grandes étendues.

 

Caractère innovant du projet


Technique

Le principe de la photogrammétrie est de réaliser des prises de vues aériennes qui se recouvrent d’une photo à l’autre et qui permettent de restituer un modèle 3D à partir de l’ensemble des photos.

La photogrammétrie permet d’avoir un modèle de la digue, qui peut être comparé dans le temps avec des modèles successifs, et de voir si l’ouvrage a une déformation potentielle.

Le drone est équipé d’une caméra visible, caméra proche infrarouge et caméra thermique.

Financier

Le drone permet d’atteindre des zones non accessibles à pied et de faire des relevés à grande échelle, plus rapidement que par un relevé terrestre (par mire) et avec un moindre coût que par avion ou ULM.  Il  constitue donc un engin porteur complémentaire (bateau, ULM…) pour l’auscultation.

 

Résultats et perspectives


Dans un premier temps, ce dispositif permet d’évaluer l’état des digues.

A terme, l’objectif est de se passer des points de calage au sol. L’objectif est aussi d’avoir une précision centimétrique en ayant minimisé les opérations de terrain et donc d’avoir une meilleure réactivité et à moindre coût.

Ce projet aboutira à une solution commerciale d’inspection de digues maritimes, fluviales ou le long de canaux,  par drones, aussi bien pour l’inspection routinière des digues que pour la haute surveillance en cas de crises hydrométéorologiques majeures.

DIDRO devrait déboucher sur un prototype combinant deux drones (un drone de type avion, pour du diagnostic rapide et la gestion en crue, et un drone hélicoptère, destiné aux missions d’inspection approfondie),  fournis par Survey Copter (filiale d’Airbus) et une instrumentation calibrée. Ce prototype permettra des vols sous un vent pouvant atteindre 60 km/h. Les partenaires du projet prévoient de commercialiser, dès l’automne 2019, une solution technique « clé en main » à l’attention des gestionnaires de digues. Celle-ci sera accompagnée d’un catalogue des différentes opérations de reconnaissance réalisables, à mettre en œuvre avec l’aide d’un prestataire spécialisé dans l’exploitation de drones.

Comment ce projet peut-il être dupliqué sur d’autres fleuves ?

Cette surveillance par drone des digues est très simple à utiliser partout dans le monde.

 

#Drône #Digue #Sécurité #Sûretéhydraulique

En images : une opération de photogrammétrie sur le Rhône

 

Mettez à jour votre navigateur pour consulter ce site