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Dernier rapport de l’IPBES : le dangereux déclin de la nature

À l’issue de la 7ème séance plénière de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), les 150 scientifiques réunis ont rendu début mai leur rapport sur l’état de la biodiversité mondiale. Son objectif visait à mesurer l’impact de l’activité humaine sur la nature. Le constat dressé est accablant et la responsabilité de l’Homme grande.

L’érosion de la biodiversité est une réalité…

 

Le taux d’extinction des espèces est sans précédent. Le rythme actuel de la disparition des espèces est 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel d’extinction. Certains scientifiques parlent même du début de la sixième extinction de masse ! Concrètement, sur les huit millions d’espèces animales et végétales recensées, environ un million d’espèces sont menacées d’extinction au cours des prochaines décennies. 40 % des espèces d’amphibiens et 33 % des récifs coralliens sont menacés.

L’impact de l’Homme sur la dégradation de la nature et de l’environnement ne fait plus de doute : 85 % des zones humides ont été perdues, 75 % de la surface terrestre est altérée et 66 % des écosystèmes marins sont affectés par nos activités.

Or, la biodiversité assure de nombreux services dont nous dépendons : les zones humides jouent un rôle essentiel pour la régulation du climat, les forêts permettent de stocker le carbone, la pollinisation permise par les insectes volants attirés par les fleurs, est vitale pour les trois quarts des cultures agricoles mondiales, et donc pour parvenir à nourrir l’humanité… La biodiversité nous procure l’eau, la nourriture et l’air nécessaire à notre survie. Les contributions de la nature à la vie des hommes sont, pour la plupart, difficilement remplaçables, voire irremplaçables, et indispensables à une bonne qualité de vie !

« La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier »

Président de l’IPBES, Sir Robert Watson.

Il est encore temps d’agir !

 

Les politiques actuellement menées ne favorisent pas la conservation et la protection de la biodiversité. La plupart des objectifs d’Aichi, définis par le plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020, et les Objectifs de Développement Durable de 2030 ne seront pas atteints si nous poursuivons cette voie.

Mais il n’est pas trop tard pour changer de trajectoire. Le rapport l’indique clairement : l’effondrement du vivant n’est pas inéluctable, mais pas sans un changement radical.

En termes de gouvernance, des approches inclusives et adaptatives doivent être mises en place. Il faut également mener des actions de soutien des peuples autochtones et des communautés locales. En effet, leurs savoirs locaux sont une source de solutions et d’inspiration sur lesquels nous devons nous appuyer pour une gestion plus durable de la biodiversité. Enfin des stratégies multisectorielles doivent être établies pour transformer les secteurs publics et privés, afin de parvenir à un développement durable au niveau local, national et international.

Le rapport préconise également de nouveaux cadres pour l’investissement et l’innovation dans le secteur privé ; le financement des politiques de conservation ; et une évolution des systèmes financiers et économiques en faveur de politiques plus durables.

Enfin, une plus grande coopération internationale, avec des engagements forts en faveur d’objectifs internationaux écologiques et solidaires, est indispensable.

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