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Ça chauffe !

L’année 2017 avait été classée comme la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, derrière 2016 et 2015 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Nous nous en étions déjà fait l’écho en janvier  dernier. Elle vient d’être tristement détrônée par 2018.

 

Le mois de juillet le plus chaud depuis 1880

Cette année a confirmé l’accélération du phénomène de réchauffement climatique, avec une température moyenne planétaire en juillet de 0,77°C supérieure à la référence climatologique calculée sur la période 1951-1980. Il s’agit, comme le montrent de récentes études de la NASA, du mois de juillet le plus chaud depuis 1880, derrière 2017 et 2016.

Incendie en Californie – juillet 2018

Cette augmentation de la température moyenne génère des vagues de chaleur plus fortes et plus fréquentes, comme on a pu l’observer cet été, en Europe de l’ouest et du nord, en Californie, au Maghreb… avec des incendies dévastateurs à la clé.

Le Danube à Budapest – août 2018

Une autre conséquence bien connue est la fonte des glaces mais aussi, de manière pouvant paraître plus surprenante, des pluies plus intenses : l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau au fur et à mesure qu’elle se réchauffe.

L’intensification de l’effet de serre provoqué par nos émissions massives de gaz du même nom (CO2 et méthane pour l’essentiel) est la cause majeure de ces évolutions climatiques. Certains scientifiques avancent l’hypothèse que même si les pays réussissent à diminuer ces émissions et que le réchauffement est circonscrit à +2°C, les impacts directs et indirects aboutiraient au final à une stabilisation mondiale moyenne de +4 ou +5°C.

La Terre est-elle sur le point d’atteindre un point de rupture ?

Un monde plus chaud est devenu une réalité et les événements climatiques extrêmes sont plus visibles. D’autres phénomènes sont également à l’œuvre, de manière plus insidieuse, comme la sécheresse, la salinisation des sols ou la montée des eaux. Ils renforcent la vulnérabilité de certaines populations, dépendantes des terres cultivées et des fleuves pour leur survie, et des risques de conflits plus grands.

Changement climatique et conflit

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a pris acte de cet enjeu majeur et fait un premier pas en organisant le 11 juillet un débat sur le lien de causalité entre le changement climatique et les risques de survenue ou d’aggravation des conflits. Une majorité des Etats membres a demandé au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, de mettre en place un rapport annuel pour faire état de cette nouvelle réalité géopolitique. Ce document devrait détailler les risques liés au changement climatique dans les zones de conflits mais aussi dans les régions stables. Néanmoins, ce sujet sensible ne fait pas l’unanimité. Il semble encore difficile d’aller plus loin que le constat et aucune mesure concrète n’a pour le moment été prise.

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